L'univers poétique de Marie-Pierre Demon

Le blog de la poete et ecrivain Marie-Pierre Demon, 9 livres publiés chez 5 éditeurs

18 juin 2009

Retroviseur magazine

Jean-Claude Bailleul a réalisé un dossier "Bretagne en poésie" dans le numéro 113 de la revue Rétroviseur, quadrimestriel de poésie.

Plusieurs de mes écrits figurent donc dans cette revue de 80 pages, dont vous pouvez voir la couverture ci-dessous, en vous procurer un exemplaire (7,50 €) à

Association Rétro-viseurretroviseur

240 rue Victor Hugo

62222 Noyelles-sous-Lens.

le sommaire ici :

sommaire



07 février 2009

Ecrire ici, ou au Maroc

Souvenir d'un voyage de quinze jours au Maroc. Pas dans le désert, mais dans un autre temps. la médina de Fez. Retour au moyen-âge, pour le meilleur et pour le pire, le meilleur était la valeur des choses, la valeur d'un patrimoine, la valeur de l'humain. Pas de stress, chacun travaille et chaque tâche est prétexte à employer un homme ou une femme. Personne n'est mis de côté, l'âne porte les marchandises, chaque sous produit d'une fabrication est recyclé pour quelque chose ou pour quelqu'un.

Les femmes se retrouvent au hammam, nous y sommes allées. Plaisir du corps nu, du partage, de la chaleur pénétrante, sans complexe ni fausse pudeur ; le naturel retrouvé. Le bien-être vaporisant pénètre dans tout le corps. Dans ce pays, quand on vous dit bonjour, on met la main sur le coeur. Je ne suis pas chez les miens, portant je me sens bien parmi ses femmes. Je me sens femme parmi ces seins.

Dépaysement. Liberté totale mais à la fois...quel enfermement pour ces femmes déconsidérées, sous prétexte de quelques lignes écrites sur un livre religieux interprété et appliqué par les hommes...Elles sont heureuse cependant, elles ont déployé leurs stratégies pour vivre...

La culture d'ici n'est pas la même que celle de là, pourtant il y a toujours quelque chose à apprendre, quelque chose à tirer, quelque choses à penser.DSCF2973

Et il y a de grands écrivains au Maroc. J'ai eu ce plaisir de lire La plume fluide d'Omar Mounir, dont je ne peux m'empêcher de vous partager ce qui suit :

"L'écrivain rappelle le "chercheur d'or. L'objet du propos et le texte littéraire sont pour lui ce que l'or est pour le chercheur d'or. Le précieux propos ne s'obtient qu'après de longs et patients tamisages de réflexions, de mots et de choses ; à cette exception que, dans le champ littéraire, tous les terrains sont aurifères. Chaque relation humaine est un gisement, chaque individu est un filon. L'auteur s'oublie dans la contemplation, la méditation et une reflexion agissante. Cela revient à creuser à l'infini une mine d'or."


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17 juillet 2008

Rencontre imaginaire à Brest

J'ai été à Brest 2008, et je lui dédie un hommage...

Voici une lettre écrite dans l'intimité de mon esprit, adressée au fantôme d'un virtuel marin...

( pour le concours de correspondance Brest 2008)

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Cher ami

J’ai rêvé…J’étais un bateau voguant vers Brest. Un bateau se laissant porter par les flots, libre, heureux, trouvant dans cette mer porteuse le seul salut de son âme. J’ai tant en mémoire notre rencontre, sur les quais.

Je t’ai montré un pont, tu m’as indiqué qu’il se nommait le Pont de la Recouvrance. Recouvrer. Un symbole important à mes yeux. Et nous avons pénétré l’univers profond des mots, sans voir le temps passer. Je ne connaissais pas Brest, mais depuis trois semaines je ne connais plus qu’elle, ville de notre rencontre. Depuis ce jour-là, je marche le long des plages de Fort Bloqué, scrutant l’horizon. Attendais-je le bateau qui te mènerait à moi ?

Cette nuit, mon esprit las et inconscient a levé l’ancre, et j’étais un bateau voguant vers Brest. Au réveil, le rêve doux et sublime m’est revenu en mémoire, alors, d’un heureux parallèle, j’ai levé le crayon et laissé couler l’encre.

Tu trouveras sans doute audacieuse cette lettre dans laquelle je jette les mots comme une bouteille à la mer, mais je voulais que tu saches que je respire chaque jour les embruns du souvenir de notre rencontre comme ceux d’un grand bonheur fou. Tu as changé ma vie, tu as ouvert mes horizons, et je veux voyager. Jamais je n’avais eu si profonde discussion avec un homme, et j’ai besoin de retrouver cette communion substantielle. Aussi, si tu partages ces sentiments, ne me laisse pas être une « Marie-Céleste » navire errant dans les eaux bretonnes, indique moi seulement l’heure et le jour auxquels je pourrai accoster à Brest, au lieu de notre première rencontre.

Bien à toi, ton amie, Marie.


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16 janvier 2008

Ma Nouvelle Publiée

Le Cri du Menhir a publié dans sa revue sur le net, une de mes nouvelles, magnifiquement illustrée par Erwan.

Quatre ou cinq et alors

Par Marie-Pierre Demon, illustrée par Erwan.


    Les démons de minuit l’ont encore réveillé. D’un geste machinal, il essuie la sueur qui lentement coule en petites perles luisantes le long des plissures de son front soucieux. Il prend sa tête dans ses mains, comme s’il pouvait catalyser les mauvaises pensées et les envoyer au loin.

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Lire la suite ici...

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25 juin 2007

Silence, j'écris !

Bonjour à tous, vous qui venez me voir régulièrement ou vous qui me découvrez.

J'ai besoin d'un peu de recul.....J'ai besoin d'écrire....mais pas ici ! Je pars à la rencontre d'un être qui m'est cher, qui est près de moi, mais qui est si difficile à atteindre ! Je pars à la rencontre de mon âme, de mon Moi intérieur, car il m'a parlé et je sais qu'il est là, qu'il m'attend. Aussi je veux moins voir l'ordinateur. Ce formidable outil de communication, je ne veux pas qu'il devienne mon poison. J'ai besoin de voir et sentir les gens, j'ai besoin de réponse à mes questions. J'ai besoin de savoir pourquoi l'Amour de l'Humanité toute entière occupe tant mon coeur. J'ai besoin de spiritualité. Besoin d'élévation. Je pars à ma propre quête du Graal, chercher mon âme soeur, celle qui est à l'intérieur. Je me suis promenée il y a quelques jours en forêt de Brocéliande, pour ouvrir des portes...et je les ai ouvertes....Ohhhhhh !!!!!. Festivelles_1_052

A bientôt, car ce voyage promet d'être si grandiose !

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17 juin 2007

Bientôt

J'ai achevé deux nouveaux projets. Un recueil de poèmes "Pont des Anges", qui sera édité par Mille Poètes LLC. C'est un recueil de textes initiatiques et spirituels.

Un recueil de nouvelles, envoyé à plusieurs éditeurs bretons, d'hommage à la Bretagne :

"Bretagne, de l'amour dans nos campagnes", préfacé de Yan Balinec, auteur finistérien (merci Yan)

Hmmmmm ! De belles histoires à croquer la campagne empreinte l'amour. Des histoires mystérieuses....portant la magie de ces terres celtes.....

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P.S. : si vous êtes éditeur breton, n'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés par l'édition.

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16 mars 2007

Avant même de le voir

Ceci est le début d'une nouvelle de 8 pages : "Avant même de le voir". Avis aux éditeurs !

            Elle débarque. Avec ses valises. Elle est tout de même un peu perdue. Mais elle se rassure en admirant la beauté des paysages bretons. Les étendues de terre savent se marier avec la ville, carrée, l’embrassant de ses couleurs et de ses formes rondes. C’est son point de vue. Les toitures s’intègrent dans le paysage, elles ont quelque chose de solennel. Elle avance au milieu d’une rue pavée, il lui semble que c’est la bonne rue, d’après le plan. En effet, elle aperçoit l’enseigne, Auberge Kerzhadenn. C’est là qu’elle logera en attendant de trouver un logement à elle. Elle entre, passe par la réception, puis monte dans sa chambre. Tout parait facile, finalement. A part se familiariser avec les noms bretons. Elle pose sa valise sur le lit, et s’installe. La chambre est sobre, d’un style passe-partout. Peut-être pourrait-elle être un peu plus propre, mais cela n’entre pas dans ses préoccupations majeures. Bon, ça y est. Elle s’assoit sur le lit. Se relève. Change son petit cadre de place. Prend sa trousse de toilette, la pose sur le rebord du lavabo. La reprend, la met sur le rebord de la baignoire.

            Elle descend, c’est l’heure du dîner. Elle choisit une table et s’y installe, le buste droit. Elle fait la forte. Elle s’efforce de sourire, s’intéresse à la conversation de la patronne de l’auberge.

-         Vous venez, de loin, madame.

Elle répond, même si le ton relève plus de la constatation que de la question.

-         De l’est.

-         Il fait froid, là-bas, non ?

-         C’est vrai.

-         Et vous allez rester longtemps par chez nous ?

-         Oui. Je souhaite m’y installer. Trouver un travail.

-         Oh, vous allez vous plaire, ici. Mais trouver du travail, c’est autre chose. Ce n’est pas facile.

-         Il fait toujours aussi beau, ici ?

-         Oh, cela ne va pas durer.

Elle commence à manger. Autour d’elle les coups de fourchette vont bon train. Il y a beaucoup d’habitués, la patronne s’adresse familièrement à eux. L’homme assis à sa droite mange salement. La bouche ouverte, il fait beaucoup de bruit. Il la regarde aussi, elle tourne vite les yeux. L’angoisse la reprend. A-t-elle fait le bon choix ? A 33 ans, elle a tout quitté. Son fils, son mari, son travail. Son fils a déjà 15 ans. Il est resté avec son père. Elle a peur. Les visages autour d’elle lui semblent plus hostiles. Les yeux deviennent noirs, elle a l’impression que tous la dévisagent. La pièce n’est-elle pas plus sombre ? Les langues se délient, elles parlent d’elle, c’est sûr. Ils complotent. Que fait-elle là ?

-         Hein ?

Elle sursaute en entendant la voix de la serveuse.

-         Vous avez fini ? Répète-t-elle.

-         Heu, oui, merci.

Elle ose lever les yeux vers la serveuse. Tout semble être devenu normal à nouveau. Elle décrispe les doigts. Elle cherche un mouchoir dans sa poche. Elle sent entre ses doigts une feuille de papier, qui a le pouvoir de la faire sourire. Elle sort la lettre. On lui sert le plat principal, lequel dégage un délicieux fumet de cuisine familiale. Elle met la lettre sur ses genoux. Elle avale deux bouchées de petits pois et commence à couper sa viande. Elle mange doucement. Elle reprend la lettre et l’ouvre. Elle a besoin de relire. Et ce passage surtout :

«  J’ai trouvé vos poèmes forts intéressants. Je suis disposé à vous rencontrer. Téléphonez moi pour convenir une date ».

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11 février 2007

Anagrammes

J'ai rencontré une personne, hier, qui, en voyant mon nom, s'est écrié : "il y a trois anagrammes dans ton nom."

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Trois anagrammes ? Ai-je répondu, dévisageant cet homme sorti de nulle part. Il se trouvait ici, par hasard, il avait lu l'affiche. Il était entré...Pas très grand, mal rasé, il avait la trentaine, mais ses yeux enfantins trahissaient un oubli de grandir. Il avait lu les lettres de mon nom, sur un de mes livres, là, disposé parmi les autres.

- Oui, continua-t-il. Trois anagramme pour chacun des mots de ton nom. Trois anagrammes qui se ressemblent et se complètent, dans l'immensité de la vie. Il faut absolumment que je lises ce que tu as écris !

Encore abasourdie, je le regardai empoigner délicatement mon livre, et pénétrer dans les pages. Il avait pris "l'érotisme des fleurs".

Comme il ne disait, rien, je me risquai à le questionner.

- Des anagrammes ?

- Oui, dit-il en refermant le livre. Et vos écrits confortent mes impressions, et ces anagrammes.

Il me les dévoila, et je compris alors beaucoup de choses...

Les voici : AIMER PRIERE MONDE.

Votez pour mon site !

Alors, vous comprendrez que cela me parle, lorsque les gens qui ont lu mon livre "Délivrances, évadez-vous voici les clés", me disent trouver l'amour dans mes mots, me disent que cela leur fait du bien, ou d'autres me disent venir relire des passages lorsqu'ils se sentent tristes. Me voilà récompensée. Mes mots sont des prières qui guérissent, qui diffusent l'amour à travers le monde....Mes mots délivrent.

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20 décembre 2006

Pénétration impromptue et la suite...

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Tout à coup, vous arrivez, là, chez moi. Sans frapper. la porte était ouverte, alors vous êtes entrés. Un léger grincement vous fit crisper les lèvres, vous faisant hésiter, l'espace d'un court instant. Aucun autre bruit que le bruit de votre coeur ne cadence vos hésitations. C'est fait, vous êtes là. Tout d'abord ébloui par le mauve des murs, par les mots qui s'éparpillent, parfois, comme une teinture, vous longez les parois. Quelque chose vous attire, ici, c'est sûr. C'est indéfinissable, impalpable, insatiable, mais ça vous colle aux doigts. Peu à peu, une musique vous prend à la gorge. Vous vous laisser prendre dans un doux engourdissement, cet état langoureux pourrait presque vous affoler, mais les pensées vous rappelant que vous avez d'autres choses à faire, ou qu'il peut être dangereux d'entrer comme cela, chez autrui, deviennent de plus en plus lointaines. L'espace d'un instant, vous êtes assis dans un confortable fauteuil, et vous imaginez des mains vous caressant la nuque. Mais ce n'est qu'illusion. Le frisson de la pièce vous réchauffe peu à peu, les braises de votre corps peu à peu s'enflamment. Vous êtes bien. Comme vous avez bien fait d'entrer. Bien fait d'entrer...entrer.......Cette pensée vous appelle, plus qu'elle vous interpelle. Vos yeux se ferment, vous commencez à oublier que vous venez d'entrer, sans frapper, chez moi. Vous ne m'avez pas encore vue, et pourtant je suis là. Je me prépare à ....

L'histoire s'arrêtera-t-elle là ? Oui. Ou plutôt non, si vous me demandez de la continuer, dans un petit commentaire...

Allez, 2 commentaires, je vous mets donc la suite...

Je me prépare entrer dans la pièce, car j'ai entendu du bruit. Je passe la tête par la porte, et je crois reconnaître quelqu'un.

- Il y a longtemps que tu es là ?

Vous vous retournez, étonné(e), et sur le coup complètement apeuré(e). J'effectue un mouvement de recul, surprise. La minute de silence s'instaurant nous parait imminement longue. Mais je n'ai pas peur. Les mots sortent alors de ma bouche.

- Je vous attendais.

Vous bredouillez.

- Co...comment saviez-vous que j'allais venir ?

- je le savais, voilà tout. Mais vous aussi. Si, si. Réfléchissez ! Rappellez-vous ! Vous n'êtes pas là par hasard. Quelque chose vous a poussé à le faire.

- Eh bien, à vrai dire, oui, en effet.

- Très bien. Je suis contente que vous soyez venu(e) sur mon blog, dans mon univers. Régalez-vous de tous les mots, de toutes les images et de tous les sons. Il y a de la magie, ici. Quand vous ressortirez d'ici, quelque chose aura changé en vous. Chaque fois que l'on vient, que l'on me lit, que l'on me devine , que l'on me désire, que l'on cherche à me percer, que l'on apprécie mes mots, j'aurai semé, à votre insu, de l'amour dans votre coeur. Qui que vous soyez, je vous aime déjà, parce que vous existez.

Posté par marybihan à 13:25 - Ecriture, nouvelle... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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