16 août 2009
Absolu
Plénitude, exquise angoisse tendant vers l’absolu
Chacun cherche un sens à sa vie
Le bonheur est autour, le bonheur est dedans
Ton intérieur recèle encore bien des mystères
Avant de conquérir l’infiniment grand
Tu dois puiser en toi l’essence de ta vie
C’est parfois dans le calme, parfois dans les questions
Pour ta quête du graal tu dois trouver un nom
Dans un tout petit rien s’égare ta raison
Prends le comme merveilleux ou comme un don des cieux
Une parole qui te vient, un message, une personne
Certains chemins acquis, à nouveau ils t’étonnent
Te permettant alors une précieuse ouverture
Pour le don de la vie et de l’amour divin
Non, ne te méprends pas. Je ne parle pas d’au-delà
Je parle simplement de l’amour en toi.
© Marie-Pierre Demon
18 mai 2009
Haïku coucou

Cherchant la réponse sans poser de question
Il leva les yeux et scruta le ciel...
Il lui renvoya son interrogation.
Marie-Pierre Demon
08 mai 2009
Terre
Tout va de travers
Pourquoi cet enfer
Qui règne sur terre ?
Il y a la guerre
Et puis la misère
De certains pays
Quand cela sera-t-il fini ?
Paix, paix
Quand viendras-tu ?
N'es-tu pas convaincue
Que l'on a besoin de toi?
Des grands pays
Veulent posséder les plus petits
Il y a le racisme
La pauvreté
Les voleurs, les tueurs
Et d'autres horreurs
Oublions un peu tout cela, et mettons nous à rêver
Heureusement pour nous
Ce n'est pas partout
Que l'on voit cela !
Il y a la nature
Et ses enjolivures
Il y a les fleurs
Et le bonheur
Et bien sûr l'amitié
L'amour
La fraternité
La joie, la liberté
Un regard d'enfant
Quelque chose de charmant
Si l'on peut s'amuser
Recevoir ou donner
Rire ou bien chanter
Courir, se balader
Sur cette terre
On peut y vivre heureux.
Poème écrit par Marie-Pierre Demon à l'age de 14 ans.
18 avril 2009
Ainsi s'ouvre la vie
D’autres clés nous parviennent
Prenons d’autres chemins
Des voies royales s’ouvrent
Tous les liens se relient
Les connections se font
Si tu sais où tu vas
Alors tu n’as plus peur
Il y a cette lueur
Mais…
Le chemin devient pourtant étroit
Le côté obscur s’offre à toi
Pour un rien tu sombrerais dans la folie.
Non !
C’est ta destinée qui s’ouvre…
Et voilà la lumière !
08 avril 2009
Je n’appartiens à personne, pas même à mon corps
Vous pensiez me gagner
Mais je n’suis pas une terre
Qu’un jour on a conquise
Je suis un électron
Mais un électron libre
Je choque et entrechoque
Vers des atomes crochus
Parfois me ionisant
Chargée négativement
Je cherche à me coller
Aux pôles positifs
Force attractive oblige
Lorsqu’un champ électrique
M’arrache de gré de force
Je m’en vais irradier
D’autres éléments
Je deviens molécule
Et ensuite cellule
Inhibée d’une force
Habitée d’un esprit
Mon corps devient l’écorce
Peu à peu s’épaissit
Et là je recommence
Au contact des autres
Jusqu’à ce que mort n’emporte
Unes à unes mes cellules
Mes petites molécules
Formeront d’autres corps
Idem de mon esprit
S’envolant encore
Pour
Le grand cycle de la vie.
© Marie-Pierre Demon
28 janvier 2009
journée pluvieuse
Quelle est belle cette journée du matin
Belle, pourtant il pleut si fort
Pleuvent de grosses gouttes
Eclaboussant leur sort
Quelques éclats tombent
Hécatombes
Atteignent le rose de mes joues
Belle, et triste comme la pluie
Brille, l’éclat dans mon œil
J’y vois un autre regard lointain
J’y vois d’autres lendemains
Mon cœur se chauffe
Mes pensées s’échauffent
Belle journée.
Par les temps qui courent
Je voudrais rester assise
Capter le bonheur.
© Marie-Pierre Demon
Un Ange me l'a soufflé, ed La Fée Bleue
17 janvier 2009
La jeune fille à la perle
La jeune femme
Regarde le maître
Un regard pudique
Un coup d'œil pathétique
Et mille choses se dévoilent
Son regard à lui est avide
Sa langue insipide
Il voudrait l'anoblir
Sur la joue de la fille.
Elle passe près de lui
Devant taire à tout prix
L’envie qui la consume
La douleur est forte
Elle martèle l'aorte
Elle lève encore les yeux
D'un regard implorant
Lui souffre en silence
C’est son parfum qu’il hume
Mais il ne répond pas
Il détourne la tête
Vers l'épouse jalouse
En aurait-il peur ?
Quand ils se croisent encore
Enfin seuls tous les deux
Et que leurs mains se frôlent
Un frisson se propage
Comme un vent léger
Et cela les remplit.
Puis la servante s'affaire
Plus que d'ordinaire
Avec plus de courage
Pour parfaire le ménage.
Marie-Pierre Demon
11 décembre 2008
Voyage au pays de l'absurde
Une guimauve plantée au milieu d’une forêt
La première marche de l’escalier
Une verte prairie mais dont les herbes grouillent
Un homme, de dos, s’imaginant parler à une foule
Un cheval bleu, tiré par sa bride, sur un trottoir
La blancheur d’une silhouette sensuelle
Une petite allée remplie de fleurs
Un arbre dessiné sur la façade d’un immeuble
Un doigt pointé vers l’interrupteur
Un reflet turquoise sur l’eau noire
Un homme de profil, nu et viril
Une robe pourpre pleine de froufrous
La marmite se renverse
Couche sa mousse
La mousse se répand
Partout !
Assez de bla bla
Réduisons l’inutile
Que reste le beau !
Marie-Pierre Demon
05 décembre 2008
Soudain
J’irai chercher les mots, ceux qui sont profonds, enfouis, emprisonnés dans la résine. Je creuserai la terre pour en déterrer d’autres, et je vous les livrerai, boueux ou poussiéreux, sans même les avoir passés sous l’eau froide. Je ne les rangerai en aucun cas sous une cloche de verre ou dans l’arrière boutique. Ils doivent continuer à vivre. Je les ferai revivre, passant de sous terre à l’air, ayant jeté le cri formant leurs poumons, comme le nouveau né qui respire l’air pour la première fois, sorti du ventre de la mère. Certains sont plus profonds, ils ont été enterrés, exprès. Morts vivants, ne vous feront pas peur, car j’habillerai leur squelette de la chair la plus tendre et ils vous feront l’effet d’un parfum frais. Ils peuvent même vous faire oublier, moribonds, l’odeur nauséabonde de vos quartiers damnés ou de vos villas fleuries, reflétant votre impuissance à lutter contre la puissance d’un dieu que vous avez tué. Je veux vous voir chialer à l’écoute de ces mots, juste une fois, et il vous viendra à l’esprit de juger le monde avec plus de condescendance. 
copyright Marie-Pierre Demon
19 septembre 2008
Puisse ce message ouvrir les yeux à certains...
Ne perds pas ton temps
A juger les gens
Ne perds pas ton jus
A condamner l’inconnu
Tourne avec la roue
Et sors dans la rue
Ariane Moffatt.






